République française Ministère de la culture et de la communication - Direction générale des médias et des industries culturelles - www.dgmic.culture.gouv.fr
 
accueil presse écrite audiovisuel services en ligne industries culturelles la ddm
 
:: Les obligations de diffusion des services de radio et de télévision

La promotion de la diversité musicale

Dernière mise à jour le 22/12/2003

Alors qu’en 1995, 56 300 titres différents étaient diffusés sur les principales radios françaises, ce chiffre n’a cessé de baisser : 48 000 titres en 1996, 38 000 en 1998 et 24 400 en 2000. Sur la même période, le nombre d’artistes diffusés a été divisé par deux. Cette évolution intervient alors que la part de la musique régresse sur les radios généralistes (avec le développement des formats dits de " talk ") et que, sur les radios musicales, le taux de rotation des oeuvres s’accélère.

En résulte un phénomène de baisse de la diversité musicale sur chaque antenne, caractérisé par la tendance à l’uniformisation des programmations et au rétrécissement des " playlists ", qui n’est pas nécessairement contrebalancé par l’accroissement de la diversité des radios, avec la spécialisation croissante de celles-ci.

L’expérience canadienne

Au Canada, le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications a mis en place une politique visant à limiter l’utilisation des grands succès musicaux à la radio FM à moins de 50 % de toutes les pièces musicales diffusées chaque semaine. Les grands succès musicaux sont définis comme les oeuvres qui occupent l’une des 40 premières places d’un ou de plusieurs palmarès spécifiés tels que The Hit Parade, The Record Country, RPM 100 Country Tracks, Billboard Hot 100 Singles, Billboard Hot Country...

Introduite pour la première fois en 1975, la politique du Conseil relative aux grands succès visait à assurer que la radio FM ne présente pas la même programmation musicale que les stations AM. Elle permet ainsi de protéger les stations AM dont la programmation est dédiée aux grands succès musicaux.

Cette politique vise également une plus grande mise en valeur de la musique et des talents canadiens, le maintien d’une diversité dans la programmation et l’assurance d’une programmation de qualité.

En 1997, après avoir envisagé de supprimer cette politique, le Conseil s’est borné, dans son avis public du 23 avril 1997, à lui apporter certaines adaptations.

Pour en savoir plus :

CRTC, Avis public 1995-60 du 21 avril 1995, Examen de certaines questions concernant la radio

CRTC, Avis public 1997-5 du 10 janvier 1997, Appel d’observations sur le projet de suppression de la politique limitant l’utilisation des grands succès à la radio FM de langue anglaise

CRTC, Avis public 1997-42 du 23 avril 1997, Politique révisée relative à l’utilisation des grands succès par les stations de radio FM de langue anglaise

Les travaux conduits en France

Par lettre du 29 mai 2001, Mme Catherine Tasca, ministre de la culture et de la communication a chargé un groupe de travail présidé par M. Éric Baptiste, secrétaire général de la CISAC, d’étudier notamment " l’exposition de la musique sur les radios " et, en particulier, de rechercher " comment la diversité musicale pourrait être préservée face à un certain resserrement des listes jouées ". Ce groupe de travail a remis son rapport en février 2002.

Éric BAPTISTE, Rapport du groupe de travail sur les relations entre les radios et la filière musicale, Février 2002

Dans son discours d’inauguration du MIDEM en janvier 2003, le ministre de la culture et de la communication, M. Jean-Jacques Aillagon, a affirmé sa volonté de placer l’année 2003 " sous le signe de la diversité musicale ". Le ministre a notamment annoncé le renforcement de l’Observatoire de la diversité musicale et souhaité " que les travaux du groupe réunissant producteurs et radiodiffuseurs autour d’Éric Baptiste puissent aboutir à un accord interprofessionnel ambitieux, un accord qui favorise la transparence des relations commerciales et encourage la diversité des programmations musicales ".

M. Jean-Jacques AILLAGON, ministre de la culture et de la communication, Intervention à l’occasion du MIDEM, Cannes, 19 janvier 2003

Le 5 mai 2003, sous l’égide du ministère de la culture et de la communication, un accord interprofessionnel a été conclu entre les radiodiffuseurs, représentés par la CNRL, le CNRA, la Férarock, IASTAR, Radio France, le groupe NRJ, le groupe Lagardère, FUN radio et RTL 2, les producteurs de phonogrammes représentés par le SNEP et l’UPFI, et les éditeurs de musique de la CSDEM et de la CEMF. Cet accord reconnaît que la diversité musicale constituant un objectif d’intérêt commun pour l’ensemble des acteurs de la filière musicale et pose des règles de bonne conduite entre producteurs, éditeurs et radio-diffuseurs, de façon à promouvoir la diversité des opérateurs et des oeuvres et encadrer le développement des pratiques commerciales qui se doivent d’être équitables et transparentes, et interdire tout comportement visant à " payer pour être diffusé " (" pay per play ").

Communiqué de presse du ministère de la culture et de la communication du 16 mai 2003 et texte de l’accord interprofessionnel du 5 mai 2003

Le ministère a également élargi ses initiatives à la télévision. Le ministre de la culture et de la communication a confié à la directrice générale du Festival de Cannes, Mme Véronique CAYLA, la présidence d’un groupe de travail réunissant télédiffuseurs et producteurs de phonogrammes pour établir un état des lieux de la représentation de la musique à la télévision et favoriser la conclusion d’un accord interprofessionnel. Ce groupe de travail a tenu sa première réunion le 19 décembre 2003.

Communiqué de presse du ministre de la culture et de la communication du 19 décembre 2003




imprimer envoyer

La contribution à l’audiovisuel public (anciennement redevance audiovisuelle)
Paquet télécom et Politique du spectre
Les contrats d’objectifs et de moyens des organismes de l’audiovisuel public
La réforme de l’audiovisuel extérieur
Ressources en ligne

Lettre d'information | Liens | Contacts | Mentions légales | Poste(s) à pourvoir
Direction générale des médias et des industries culturelles - Ministère de la culture et de la communication